La maîtrise de la technique consistant à modéliser un comportement cible en coaching est ce qui fait la différence entre un coach débutant et un coach expérimenté. Le technique de coaching que nous allons examiner ci-dessous, est majeure à notre avis, pour qui veut développer un coaching puissant.

L’essence même du coaching est d’offrir au client un espace d’élaboration, silencieux bienveillant et fécond.

Dans ce cadre-là, proposer un questionnement orienté solutions qui ouvre le cadre de référence du client est central dans la valeur ajoutée d’un coach.

Cependant, cela ne suffit pas toujours à déclencher des effets puissants.

modéliser un comportement cible

Sur quoi repose la puissance de l’effet coaching ?

Ce qui provoque l’effet coaching le plus puissant, le plus rapide, le plus radical (et qui fait évidemment briller les yeux des coachs qui ont la vocation d’être d’excellents professionnels) : c’est de modéliser un comportement cible, que souhaite acquérir le client, dans la relation avec le client, pendant la séance, là tout de suite, maintenant !

C’est quand le coach fait cela, consciemment ou non, qu’une synchronisation peut parfois se produire, et qu’un insight peut survenir chez le client. Favoriser l’insight est la démarche même du coaching. Et c’est pour cela même que la conversation de coaching déploie toutes sortes de techniques spécifiques. Mais ce qui produit l’effet coaching est encore en-dessous de la conversation et de ses techniques, c’est la relation de coaching elle-même. Voila pourquoi c’est en incarnant le comportement cible dans la relation « ici et maintenant » avec son client, que le coach peut éventuellement l’inviter à élargir son cadre de référence et envisager des solutions out of the box… Le coach ne fait pas grand chose pour cela. Au-delà de la conversation technique qu’il entretient en surface, il se joue quelque chose dans la profondeur de la relation, qui dépasse le coach et le client et qui les met tous deux en état de disponibilité pour recevoir les éléments de solutions déjà présents chez le client.

Modéliser un comportement cible

Nous l’avons déjà dit par ailleurs, le coaching est souvent impertinent et « pétillant »(puisqu’il remet en question l’ordre établi du client) : avec son humour, ses décadrages, ses retournements de perspectives, ses métaphores, etc…

Donnons quelques exemples de ce que signifie « modéliser un comportement cible » :

  • Si le client doit intégrer davantage d’empathie pour renforcer la qualité de ses relations à son environnement, non seulement vous travaillez avec lui sur les ressentis de ses proches, mais surtout vous faîtes preuve vous-même de beaucoup d’empathie à son égard et vis-à-vis de son environnement? Cette attitude permet au client de pouvoir modéliser un comportement abstrait, dont il peut ainsi voir une illustration concrète.
  • Si le client est stressé, et a besoin de techniques pour se calmer, vous vous enfoncez dans votre propre sérénité, mieux que de l’inviter à se calmer, ou lui vanter les mérites d’une prise de recul. Vous passeriez alors en mode expert ou en posture de formateur, ce qui ne serait pas idéal pour l’effet coaching désiré.
  • Si le client reste silencieux et n’a pas de sujets particulier à traiter dan cette séance, vous n’en proposez pas non plus, vous restez silencieux et vous mettez à l’écoute de son silence pour favoriser sa connexion intérieure avec ses objectifs et ses motivations profondes. Cela représente une synchronisation et provoque un effet miroir intéressant pour le client. Par contre, après un temps de ce genre de silence miroir, vous ne resterez pas silencieux tout le temps, mais vous accompagnez le client vers l’intérieur de lui-même pour y trouver le bon sujet du jour, plutôt que de le laisser chercher à l’extérieur de lui-même des thèmes de travail pour remplir la séance…
  • Si le client souhaite s’affirmer davantage, vous vous affirmez davantage dans la relation avec lui, tout en lui laissant tout son espace et tout en l’aidant à modéliser comment il peut en faire autant. Ou bien, au contraire, vous vous effacez complètement, lui laissant tout le loisir de s’affirmer dans cette séance.
  • Si le client a du mal à se décider, à passer à l’acte, a tendance à reporter à plus tard ses engagements, vous lui proposez de concentrer tout le coaching sur la prochaine et unique prochaine séance. Après la décision et le passage à l’acte, les éventuelles suivantes séances n’auront lieu que pour accompagner des réglages de mise en oeuvre, sur des détails..
  • Si le client se répand dans la séance et dans ses activités professionnelles, tout en se plaignant de manquer de temps, vous le doublez sur sa droite en proposant de conclure la séance au bout de vingt minutes seulement, dès que le premier point significatif est marqué… et vous attendez de voir la réaction. Et puis, bien sûr, vous prenez le temps d’en parler ensemble, en constatant que le client est soudain moins pressé 🙂 Cette manière d’incarner le comportement cible est modélisante pour le client. Vous le prenez au mot, en allant direct à l’Essentiel et en concluant dès que possible.
  • Etc…

Il y a une technique de coach pour déterminer quel comportement incarner, il y a une posture pour le faire, il y a des tours de mains pour le pratiquer efficacement. Voulez-vous les apprendre ? Nous travaillons cela dans nos formations au coaching, dans le module consacré à l’énergie du Feu.

Apprendre la technique pour modéliser un comportement

Qu’allez-vous apprendre dans une bonne formation au coaching ?

  • Etre présent, entrer sur commande dans un état de qualité de Présence, cela se travaille.
  • Lâcher prise sur toute intention vis-à-vis du client, et ne pas avoir de projet pour le client,
  • Ajuster sa proximité, ne pas rester collé, ne pas porter le client,
  • Respecter l’intégrité, et ne pas ingérer : ne même pas conduire le coaching du client,
  • Lâcher les outils pour entrer dans la spontanéité de la danse…

Dans notre formation pour devenir coach professionnel, nous vous entraînerons à ces postures, pour maîtriser l’art de cette conversation de coaching, si spécifique.

Nécessité d’un gros travail sur soi-même

Il ne s’agit pas de se poser en modèle, il s’agit d’offrir dans la relation un échantillon modélisant de ce que le client veut acquérir. Autant vous dire tout de suite que vous ne ferez pas l’économie d’un gros travail personnel pour pouvoir modéliser un comportement que le client a besoin d’acquérir.

C’est pourquoi chaque module vous propose des séquences dédiées à votre « être coach » (et non seulement à la pratique de « faire du coaching »). Vous serez ainsi invités à orienter le miroir aussi sur vous-même. Pour info, voici les thèmes abordés dans les modules de formation :

  • Module Terre : entretenir un haut niveau de vitalité,
  • Module Eau : maîtriser vos émotions pour entrer en relations authentiques
  • Module Air : Repousser les limites de vos propres croyances limitantes et oser vivre l’expérience de l’insight pour vous-même
  • Module Feu : travailler votre propre alignement en coaching et entrer dans le chemin de transformation intérieure… Eh oui, vous ne pensiez tout de même pas que vous alliez sortir indemne de ce métier ! Vous n’oseriez tout de même pas prétendre accompagner des êtres humains sur le chemin de leur transformation sans l’arpenter vous-même, sans avoir vous-même sur vous un échantillon de travail sur soi ?