Dans cet article, nous voyagerons aux côtés de personnages qui expérimentent dans leurs quotidiens le leadership.

Propos d’Edgar Grospiron :
Après une première vie durant laquelle il a été 
Champion Olympique et 3 fois vainqueur du Championnat du Monde il est actuellement, et depuis maintenant 15 ans, consultant dans le milieu des entreprises.

Lors d’une conférence, organisée par la chambre des jeunes dirigeants d’entreprises des Deux-Sèvres, Edgar raconte sa première expérience avec l’équipe de France de Bosses.
« Je suis arrivé pour le test d’entrée et l’équipe m’a juste dit : tu viens faire une sortie avec nous et après on fait le point pour savoir si tu intègre ou pas cette équipe. On est parti une journée dans la montagne, au milieu des sapins, sauter des falaises, faire du hors-piste… jusqu’à ce qu’on arrive en haut d’un mur d’environ 1000 bosses : le mur des Loups. Alors que tout allait bien jusque-là, je me suis décomposé… Je me suis tourné vers l’entraîneur pour lui demander un conseil, voyant mon malaise, il m’a juste dit « Garde les bras devant ».
Je suis tombé au troisième virage, puis quatre virages après… et ainsi de suite jusqu’en bas.
Avec un petit sourire en coin, il m’a demandé :
– C’était bien ?
– Je crois que je ne suis vraiment pas fait pour les bosses
– Ecoute, tu es libre de croire tu n’es pas fait pour ce sport… mais si tu veux faire des bosses il ne faut pas que tu vois la piste avec 1000 pièges, il faut que tu la vois comme un champion, avec mille opportunités de faire la différence.
« Depuis l’âge de 5 ans, je voulais être Champion Olympique et j’ai eu la chance de comprendre tout de suite ce message de l’entraîneur. Il m’a d’ailleurs suivi toute ma vie.
Garder une attitude positive ce n’est pas un truc divin qui te tombe dessus à la naissance, c’est un état d’esprit à travailler au quotidien… mais la différence de comportement en retour est suffisamment significative pour faire cet effort de changer de perspective

Attitude positive, un état d’esprit.

 « Je ne crois pas avoir plus de qualités que les autres… Ce qui a fait la différence, je pense, c’est que je n’ai pas « essayé » d’être champion, j’ai fait les choses en pensant comme un champion, je ne me suis pas limité. Quand on « essaye » on accepte implicitement la possibilité de l’échec et, par moment, on peut être tenté de baisser le niveau de l’objectif. J’ai toujours fait les choses en fonction du standard de mon objectif, je me mets en danger, je tombe, mais j’en tire à chaque fois des expériences, délicieuses ou malheureuses, qui me permettent de progresser.»

Vision, cohérence et opportunités

« J’ai fait en sorte d’être parfaitement aligné avec mon objectif, avec le standard qu’il demande, avec qui j’étais à cette époque, mes valeurs, mes besoins… je pense qu’il n’y a que quand on a des projets, des rêves, une vision de ce que l’on désire, que l’on peut voir passer les opportunités plutôt que les obstacles. 
»

Se faire plaisir

 « Quand j’ai commencé ma reconversion professionnelle un consultant m’a demandé :
– c’est quoi ta valeur ajoutée?
– J’ai eu des résultats…
– beaucoup de monde a eu des résultats ça ne suffit pas
– Je me suis pas trop pris la tête tout en étant sérieux, je me suis fait plaisir
– Là c’est intéressant…»
« Je pense que c’est une clé de ma réussite : savoir identifier ce que je désire profondément et faire des recadrages réguliers, savoir rester sur cette notion de plaisir qui engendre plus de résultats et moins de stress. Je ne crois pas à la volonté sur du long terme, car quand on est dans la volonté on est dans l’effort et sur des objectifs ambitieux cela ne tiens pas. En revanche je crois en la détermination et en l’équation qui dit que « la performance = les compétences x la motivation » or, la notion de plaisir est déterminante dans la motivation. »

https://www.youtube.com/watch?v=n6ce8UAtIak

Cet article a été inspiré d’une conférence organisée par la chambre des jeunes dirigeants d’entreprises des Deux-Sèvres. Il a ensuite été complété par des recherches.

Communication positive

Ce que nous répétons au quotidien est en même temps cause et conséquence de notre vision du Monde, Philippe Bloch nous propose de nous exercer à la communication positive.
Cet article est le second de la trilogie issue de la conférence organisée par la chambre des jeunes dirigeants d’entreprises des Deux-Sèvres.
« Les gens en ont marre… d’en avoir marre ! » – Philippe Bloch
Entrepreneur, créateur de plusieurs sociétés, il a notamment introduit en France le concept des « Colombus Café ». Il est également auteur à succès, chroniqueur et animateur sur BFM TV.

Communication positive

 « Après deux années passées aux États-Unis je rentre en France et là je prends conscience du contraste saisissant entre les deux cultures : 
Je prends l’ascenseur d’une grande entreprise de la Défense pour aller au 7ème étage et là, à chaque étage, les gens qui sortent te disent « bon courage ». Je commence à me demander ce qui ne va pas dans cette entreprise… 
Après quelques jours, je me suis rendu compte que tout était normal, c’est juste qu’en France « Bonne journée » a été remplacé par « Bon courage ». Comme si se lever le matin était une épreuve !
»

« C’est comme l’adjectif « petit » qui en dit long sur le  niveau de confiance des Français…
On prend un petit déjeuner, avec sa petite amie, qui nous fait un petit bisou ; on arrive au travail, on se fait un petit café puis on envoie un petit mail avant la petite réunion en petit comité ; son manager joue au petit chef, il est d’ailleurs souvent un petit con ; on se fait un petit resto avec un petit plat aux petits oignons… tout en se demandant s’il ne vaudrait pas mieux trouver un petit boulot moins stressant… en attendant les Grandes vacances !
Comment voulez- vous que la France voie grand ? Quand on pense petit, on fait petit ! »

« Le mot qui caractérise le plus ces 20 dernières années est le mot « crise ». Sous Chirac, on y a associé le « principe de précaution »… Depuis, on parle de restriction, on attend que la croissance reprenne, on guette les signes d’une amélioration, on s’accroche à notre emploi, qui ne nous passionne plus, par peur de ne pas en retrouver un autre, on se protège, car on ne sait pas de quoi demain sera fait ; on attend…Ainsi, Kodak, leader incontesté de la photographie dans les années 80, a disparu en attendant que l’engouement pour le numérique cesse… Quel serait notre comportement si on réalisait que cette soi-disant crise était en fait une mutation absolue d’un monde à un autre ?… un monde fait de nouvelles aventures et offrant d’incroyables opportunités (voir : « Tout est opportunité »)… »

 

« On ne réalise de grandes entreprises qu’avec un regard différent et une conviction optimiste » – Steve Jobs

Projet d’équipe, optimisme, et communication positive

L’énergie vient du rêve et du projet !
Et ce qui rend le contexte actuel morose : c’est l’absence de projet.
On s’interdit d’y croire et on interdit aux autres d’y croire « ça ne marchera jamais », « oui, mais le  problème c’est que… », Etc.
Combien connaissez-vous de gens qui disent « vivement la retraire ! » ou, d’un air blasé, « on n’est pas prêt d’arriver à la retraite… » ?
Il est interpellant de se dire que de nombreuses personnes ont pour objectif premier d’arriver dans la dernière partie de leur vie !

A travers ce livre « Ne me dites plus jamais : bon courage« , j’invite les gens à participer quotidiennement au rétablissement d’un état d’esprit positif  et, qui sait, peut-être que de petites actions cumulées au quotidien produiront de grands effets…»

 

 

Optimisme contagieux

Vici comment Philippe Croizon expose  ce qu’est un manager positif (voir : « maîtriser les 4 énergies du manager d’équipe »).

Amputé des quatre membres à la suite d’un accident en 1994 il traversa la manche en 2010 puis, en 2012, il relia les 5 continents à la nage.

 

« J’ai perdu mes bras et mes jambes lors d’un accident sur une ligne à haute tension à l’âge de 26 ans. Un jour, alors que je me réveille d’une de mes opérations, je vois à la télé une jeune femme qui réussit la traversé de la Manche à la nage. Je vois les images du dépassement de soi et de son équipe qui l’encourage. toutes ces émotions positives sont contagieuses (voir à ce sujet : « Ressentir les émotions« ). Je l’encourage aussi, c’était la première fois que j’oubliais mon handicap. À ce moment je me dis « pourquoi pas moi ». À la fin de l’émission, je me regarde et je me dis  « va y avoir du boulot quand même… »

Je passe ensuite 14 ans à végéter sur mon canapé et à me demander ce que je vais faire de ma vie. Entre-temps, je deviens une personne exécrable et ma femme me quitte au bout de 7 ans. Un beau jour, je réalise que la société ne fera rien pour moi… alors je sors de mon canapé pour profiter de la vie.
Je décide alors de réaliser un rêve : sauter en parachute !
Après un saut de 4600 mètres, je prends conscience que je peux réaliser de grandes choses. Arrivé sur terre, une journaliste me demande officieusement « c’est quoi votre prochain rêve ? » et je réponds machinalement « traverser la Manche à la nage ».
Un peu plus tard, j’étais invité au 19/20 à FR3. La journaliste me dit en direct « alors comme ça vous allez traverser la Manche à la nage ? » je réponds sans réfléchir « oui, d’ailleurs les ingénieurs travaillent déjà sur le projet et le conseil général est à 100% derrière moi ». Bien entendu personne n’était au courant.
À la fin de l’émission, ma femme me demande :
– C’est quoi ce projet ?
– Je ne sais pas, c’est sorti comme ça
En rentrant chez nous, on regarde alors sur Internet : 34 km à vol d’oiseau, 10% de réussite chez les valides qui tentent l’aventure, une eau à 14°, des courants puissants… et moi qui ne sais même pas nager !

Attitude positive

Je me pose alors sur une feuille blanche « Bon, par quoi je commence ? Ah oui, appeler le conseil Général…
 »
– Allo, c’est Philippe Croizon, je n’ai pas de bras, pas de jambes et je voudrais traverser la Manche à la nage, vous ne voulez pas me donner un coup de main ?
– Ben, je crois qu’apparemment, on n’a pas trop le choix…
Puis, j’ai été voir l’élu au sport de Châtellerault :
– Bonjour, je voudrais traverser la Manche à la nage, vous pouvez faire quelque chose pour moi ?
– Vous êtes sportif ?
– Non…
Et c’est là où je me suis dit « comment je vais faire pour emmener des gens avec moi… »
– Vous avez besoin de quoi ?
– D’une piscine et d’un entraîneur
– OK

Solidarité collective et équipe projet

J’ai réalisé à ce moment-là que c’était parti… il fallait que je trouve un kiné, un préparateur physique, un entraîneur, des ingénieurs, un médecin, des partenaires… Quand j’appelais les gens au téléphone, ils me disaient « c’est une blague ? » je leur répondais « non, non, est-ce que je peux vous rencontrer ? ». Et à la suite de notre rendez-vous, ils disaient « Ok, on va commencer, on verra bien ».
Pour lancer cette aventure je ne me suis pas posé les questions : « Est-ce que je peux ? Est-ce que je vais trouver les ingénieurs, les entraîneurs, l’argent, etc… ?
Si je me pose ces questions… à 80% je n’y vais pas ! Je me serais fait peur tout seul. Au début de l’aventure, on était deux… et j’ai réussi à embarquer plus de deux cents personnes avec moi pour participer à l’aventure. »

 

Etat d’esprit positif et Performance collective

« L’optimisme est communicatif, tout comme le pessimisme d’ailleurs… Malgré les souffrances, j’ai réussi cette traversée de la Manche grâce à mon équipe. C’est une performance collective. Quand on a des coups de mou, des périodes de doutes, des coups durs, c’est votre équipe qui vous renvoie alors l’énergie que vous avez investie, qui vous rappelle votre détermination et booste votre motivation. 
J’ai été malade au milieu de la traversée, j’étais frigorifié, je n’avançais plus, épuisé… mais quand j’ai repensé à tous ces gens qui m’ont suivi dans l’aventure, j’ai retrouvé un nouveau souffle.
D’ailleurs je me rappelle que lorsqu’on a célébré notre victoire tous mes partenaires sont venus me voir pour me dire « tu sais on y croyait pas au début »… 
Heureusement personne ne me l’avait dit… » Philippe Croizon est à l’origine du premier festival du Handicap positif, le festival « Croiz’y » : http://www.croizy.fr
Pour le clin d’œil : Philippe n’avait pas le meilleur jeu entre les mains…
https://www.youtube.com/watch?v=OgIANHuDmIU

 

Bérenger Briteau