Comment cultiver la tranquillité intérieure en toutes circonstances ?

La tranquillité intérieure est notre nature fondamentale. C’est ce que nous sommes, en-dessous des agitations de surface.

Pourquoi faire des efforts ?

Avez-vous remarqué combien c’est énervant que quelqu’un vous dise “Ne t’énerve pas, calme toi…” ?

Il ne faut donc pas “essayer de se calmer” : cela ne fait que de nous agiter davantage.

Rester tranquille est notre nature fondamentale, il n’y a donc pas d’effort à faire pour rester tranquille.

Surtout, ne cherchez pas à vous détendre, en vous disant à vous-même de vous calmer, car cela risque fort de provoquer l’effet inverse.

En fait, il y a deux plans de conscience superposés à reconnaître en soi, pour apprécier le contraste entre les deux, et vivre la tranquillité intérieure de fond à travers les agitations de surface… :

  • une conscience de surface, avec des pensées qui sont des images projetées en arrière du front, comme sur un écran mental,
  • une conscience de fond, comme en arrière plan

Le jeu consiste à observer l’agitation depuis un espace de tranquillité intérieure

Comment cultiver la tranquillité intérieure ?

Il y a une seule chose à faire, si vous voulez être vous-même, et rester profondément tranquille, même si des pensées surviennent ou que des émotions violentes vous étreignent.

Dans ce podcast, je prends l’exemple toujours un peu impressionnant de quelqu’un qui se coupe le doigt avec un couteau et se met à saigner. C’est toujours un peu “violent” et potentiellement “émotionnant”.

Cultiver le calme et se faire confiance

Dans cet enregistrement, je prends l’exemple aussi de questions que l’on se pose parfois à propos de soi-même, et qui parfois sont intéressantes et parfois traduisent simplement une agitation mentale, un doute, un manque de confiance en soi.

Certaine personnes se posent sans cesse des questions sur elles-mêmes : Pourquoi est-ce que cela m’arrive ? Qu’est-ce que j’irais dû faire autrement ? Est-ce que j’ai raison de penser ceci ou cela ? Est-ce que ce n’est pas un tour que me joue mon mental ? Etc… Ces questions sont parfois utiles et pertinentes, amis parfois ces mêmes questions sont une agitation inutile, qui crée le problème plutôt qu’elle ne le règlent, et qu’il vaudrait mieux laisser de côté.

Mais comment faire, quand justement il y a ces questions, ces doutes, qui tournent en boucle dans la tête ?

Garder sa tranquillité intérieure

Bien sûr il existe des techniques pour se calmer, mais le mieux est de ne même pas chercher à se calmer et simplement écouter l’agitation, à la fois ses contenus et son processus, c’est-à-dire :

  • qu’est-ce qui m’agite, à quoi je pense, quel est le contenu des émotions s’il y en a, etc…
  • et constater l’agitation, indépendamment des ses contenus, la voir simplement comme un phénomène, un simple fait parmi d’autres.

Pour s’installer dans la tranquillité intérieure, il suffit d’écouter très attentivement les agitations. Le simple fait d’écouter nous met déjà dans un état de calme.

C’est comme pour les pensées, le simple fait de vous rendre compte que vous étiez absent à rêvasser, est la preuve que vous êtes revenu et ne rêvassez plus.

Le simple fait de vous rendre compte que vous êtes en train de penser, fait qu’à cet instant vous êtes intensément présent et sans pensée : juste il y a la conscience, conscience calme et sans agitation, sans pensée en cet instant.

Le problème avec les démarches de développement personnel

Dans les démarches dites de “développement personnel”, on se raconte qu’il faudrait faire des efforts sur soi pour progresser, alors qu’en fait, c’est tout l’inverse :

  • Pour progresser, il faut lâcher prise psychologiquement, afin que la vie puisse progresser d’elle-même à travers soi….
  • Après, bien sûr, il y a des choses à faire. Mais elles ne doivent pas être vécues comme un combat intérieur. Ces choses se font avec plaisir. Avec persévérance certes, mais avec affection pour soi-même, dans la détente, comme un jeu, comme une danse. Cela demande de l’énergie, mais cela ne demande pas d’effort psychologique, traduisant un conflit intérieur entre une partie de soi qui voudrait éduquer l’autre.

Ne pas confondre l’individualité et la personnalité !

Le développement personnel, par son titre même, contient un piège pour qui veut s’épanouir et progresser dans la vie, car l’expression même de développement personnel est plutôt maladroite :

  • le travail à faire ne consiste pas à développer la personne, la personnalité, l’ego. Bien au contraire, il s’agirait plutôt de se déprendre de l’imposture de la personnalité. Si on cherche à développer la personnalité, on régresse, on s’emprisonne, on se fige dans quelque chose de fondamentalement artificiel et superficiel.
  • le développement de l’être, son épanouissement, a en fait très peu à voir avec la notion de personnalité, qui n’est qu’un agrégat de croyances sans consistance vraie, à propos de ce que nous croyons être.