La célèbre affirmation “Je suis”, répond à la question Traditionnelle “Qui suis-je ?”. Vous savez : c’est cette phrase de Platon, faisant référence à une inscription au frontispice du Temple Grec de Delphes : “Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l’univers !” (gnothi-seauton) ?

qui suis-je ?

Dans cet article, nous envisagerons comment le coaching peut aider à répondre à la question “Qui suis-je ?”. Une démarche de maïeutique simple et efficace…

Les grands leaders savent répondre à la question “qui suis-je ?”

Dans une perspective systémique, celui qui entraîne les autres, est celui qui se met le mieux en phase avec l’onde du groupe, avec ses aspirations profondes, pour les exprimer tout haut et “révéler” à chacun ce qu’ils ressent en lui-même sans pouvoir encore s’en rendre compte et le verbaliser. Les grands leaders charismatiques et visionnaires, sont ceux qui portent la vision dont le collectif est sur le point d’accoucher. De quelle vision peut-il bien s’agir, fondamentalement ? Toujours la même : “Qui suis-je ?”,  “Qui sommes-nous ou qui voulons-nous être” ?

Qui suis-je ? Le bon moment pour se poser la question

Dans toutes les traditions, on s’intéresse aux grands cycles de la nature, et on s’aligne intérieurement avec eux, pour se laisser inspirer par l’Unité du Tout.

Au solstice d’hiver, le 21 décembre, après que la lumière solaire soit descendue au plus bas dans les profondeurs du calendrier, et juste avant qu’elle ne remonte, il y a ce moment clé pour se poser la grande question “Qui suis-je ?”, ou cette autre variante, “qui est-ce que je veux être ?”. (voir à ce propos cet article sur la symbolique du solstice d’hiver)

En effet, c’est le moment où tout bascule, pour l’année en cours. Et ce peut aussi être l’instant charnière où la question “qui suis-je ?” posée profondément et au bon moment, va laisser place à la remontée de la Lumière du jour, avec l’affirmation progressive du “Je suis”, solaire et vertueux, avant l’apparition de tout ego.

A ce propos, voici une vidéo d’isabelle Padovani, très inspirée et inspirante, notamment pour parler de la symbolique des dates de l’année.

Cela nous intéresse, à nous qui sommes branchés par le coaching de l’énergie, parce que se mettre en phase avec les courants énergétiques du macrocosme, permet au microcosme que nous sommes de bénéficier des forces de la nature pour être portés dans l’action (tel un surfer porté par la vague…)

qui suis-je ?

“Qui suis-je ?” est la grande question du coaching

Finalement, en coaching, derrière les formes infiniment variées que peuvent prendre les demandes et les objectifs de coaching, il y a toujours la recherche de la réponse à la question “Qui suis-je ?”

Parfois, il s’agit parfois de chercher à être soi-même, à trouver sa vocation, ou à cesser de se compromettre pour faire plaisir aux autres, etc…

Mais le plus souvent, il est question en fait de faire l’expérience d’être pleinement soi-même, pour être vraiment heureux. Que ce soit à travers une prise de décision délicate ou courageuse, ou à travers une lente décantation de ce que l’on veut vraiment, dans une situations que l’on cherche à transformer de l’intérieur, il est toujours question d’éprouver la jouissance d’être ce “je suis” sans qualificatifs, qui s’inscrit dans l’instant présent, en toute conscience et sans restrictions mentales…

Platon, père du coaching ?

Qui suis-je ?Nombre d’interlocuteurs et de disciples de Socrate interprètent la formule “Qui suis-je ?” au premier degré et cherchent à connaître leur identité et leur personnalité. Or, la question ne renvoie pas à une introspection psychologique : il ne s’agit pas d’apprendre à se connaître comme une personne avec laquelle on passerait du temps pour mieux la connaître. La question “Qui suis-je ?” ne renvoie pas non plus à la connaissance de la psychologie humaine valorisée par les sophistes. Au contraire, Socrate ne veut pas se perdre, par passion ou par intérêt, dans la recherche de l’utilité immédiate : « Je ne veux pas paraître à moi-même comme l’un de ceux qui se conforment aux désirs de la majorité ; je veux seulement me conformer à ce qui m’est apparu à moi après un examen rigoureux » (Gorgias, Platon).

“Gnothi Seauton”

Le précepte « connais-toi toi-même » appelle l’homme à revenir à lui-même. Ainsi, l’effet de la maïeutique ne s’arrête pas à la découverte de l’ignorance ; il se prolonge dans la réconciliation de la conscience avec elle-même. L’interlocuteur converti doit dorénavant la maintenir dans une direction compatible avec le scrupule de l’esprit. Autrement dit, c’est la cohérence de la conscience qui sert de référence à toute valeur. Pour Socrate, l’injonction « connais-toi toi-même » demande à l’individu de rester en accord avec lui-même.

Quelques citations à propos de non dualité

  • Lorsque je ne cherche plus à modifier ma vie, une forme de clarification, de détente a lieu. Je commence à pouvoir « regarder » et « voir ».
    Tant que je veux changer, je ne regarde pas, je ne regarde que mon projet.
    Tant que j’en ai assez d’être violent, je ne regarde que ma haine de cette violence, mon inconfort vis-à-vis d’elle ou mon espoir de n’être plus violent demain. En fait, je suis absent à moi-même…
  • Un jour, vous allez voir profondément que tout ce que vous avez à faire va vous fatiguer. Vous allez être trop fatigué pour faire quoi que ce soit, y compris des choses à faire pour être léger… Vous allez voir que tout ça : c’est une activité qui vient uniquement quand vous prétendez avoir une histoire, avoir un passé et avoir un futur. Vous aurez beau être plus sage tous les jours, plus libre tous les jours : c’est une misère constante, parce que vous ajournez constamment l’essentiel.
  • À un moment donné, vous ne cherchez plus à être moins ceci et plus cela, à être sans peur, à être sans désir : vous ne cherchez rien. On peut appeler cela une forme de respect, un respect pour la réalité, pour ce qui est là dans l’instant. C’est le respect pour l’essentiel. L’essentiel ce n’est pas quelque chose qui est caché derrière l’apparence, l’essentiel c’est ce qui est là, c’est ce que vous sentez dans l’instant. Il n’y a rien d’autre que ça. Là il n’y a rien à comprendre, il n’y a tout simplement « rien de mental » et tout du mystère de la vie. À un moment donné, vous arrêtez de vous prendre pour Dieu et de vouloir régler les problèmes de l’humanité – ou le vôtre, parce que c’est la même chose dans le fond… Ce n’est qu’une histoire dans les deux cas.
  • Quand je suis à l’écoute, je ne demande plus rien à la société, ni au monde extérieur. Au contraire, selon mes compétences, je fais ce que je peux pour l’environnement. Je remplis mon rôle avec mes modestes moyens. C’est à chacun selon ses capacités. Je ne suis ni plus, ni moins que ce que je suis : je suis exactement comme je suis. Je reviens à moi-même : il y a clarté, non-besoin.
  • Quelques que soient les situations que la vie m’envoie, elles s’avèrent favorables. Toute situation m’enrichit, elle est l’initiation que je dois recevoir.

Pour rester dans le sujet, voir aussi cet article : “Comment charger un lieu ?