Etre aimé est une question sans objet :

  • Etre aimé, être compris, être accepté, être apprécié, être reconnu, etc… sont des situations qui ne dépendent pas directement de nous. Ce sont donc des questions sans objet pour qui veut être heureux sans dépendre des circonstances extérieures.
  • En revanche : aimer relève de notre entière responsabilité. C’est notre liberté. Et c’est une sensation extraordinaire. Rien ni personne ne peut nous empêcher d’aimer.

Etre aimé n’est pas notre problème

En fait, c’est plutôt les autres que cela concerne :

  • S’ils nous aiment, c’est bien pour eux, car nous aimer (et aimer quelqu’un en général) est une sensation agréable qui leur fait le plus grand bien. Réjouissons-nous pour eux…On pourrait presque dire que cela ne nous concerne pas, directement.
  • Mais s’ils choisissent de ne pas nous aimer, c’est probablement parce qu’ils ont de bonnes raisons pour cela. (C’est peut-être dommage pour eux, ils ne savent pas ce qu’ils ratent :-). Mais cela parle plus d’eux que de nous ! C’est leur entière liberté, parfaitement respectable. Et rien n’empêche éventuellement de les aimer quand même, malgré qu’ils ne nous aiment pas. En matière d’amour, la réciprocité peut être plaisante et commode, mais ce n’est pas une obligation.

Etre aimé est une cerise sur le gâteau

En gros, il n’y a pas besoin tant que ça de focaliser sur le fait d’être aimé. Donc il n’y a pas besoin de faire des contorsions pour plaire aux autres. C’est d’ailleurs en étant soi-même, qu’on a le plus de chances d’être aimé pour ce qu’on est vraiment. C’est logique.

Mais il se trouve que ce n’est pas si simple, de penser ainsi, parce qu’il y a des automatismes, des habitudes mentales. On constate que le mécanisme de la pensée empêche d’être soi même, pleinement.

Il y a un petit exercice très simple à faire le matin, avant de se lever du lit, pour apprendre à être soi-même, et ne pas dépendre de l’amour des autres pour se sentir bien.

On est vraiment misérable quand on est un mendiant de la reconnaissance et de l’approbation d’autrui.

Etre aimé comme coach

Nous autres, coachs, nous accompagnons nos amis humains, qui se débattent avec cette torture permanente de chercher à se faire aimer d’autrui. Cette démarche vaine est vouée à l’échec, consistant à faire des contorsions pour être aimé. (voir à ce sujet cet autre article connexe sur le véritable amour.)

Pour modéliser le comportement cible, il faudrait aimer nos clients, sans chercher à leur plaisir. Juste faire notre job, avec générosité, et sans rien attendre en retour (à part les sous qu’ils nous doivent dans le cadre de leur contrat de coaching bien sûr). Cela ne veut pas dire, qu’il n’est pas agréable de recevoir des manifestations de gratitude de la part de nos clients. Et c’est même notre devoir que de savoir accueillir la reconnaissance et les remerciements de nos clients parfois. Aimer nos clients est plus important que d’être aimé par eux.

Ne pas se chercher dans l’expression de gratitude

Mais il n’est pas juste de nous chercher dans ce retour, dans le feed-back des clients. Voyez clairement que si vous êtes coach, c’est que vous avez déjà été trouvés ! Plus besoin de vous chercher.

Mais êtes vous vraiment coach, ou bien vous contentez-vous de faire du coaching ?

Le client connecté à sa profondeur

Le fait de vous remercier permet parfois au client de connecter la profondeur de ses sentiments. Dans ce cas, cela fait partie du coaching que d’accueillir ses éventuels remerciements, et autres élans de gratitude. Mais en fait, cela ne vous concerne pas directement. Cela fait peut-être plaisir en surface, et c’est bien, mais cela glisse un peu. Vous ne dépendez pas de cette obole dont on vous gratifie parfois. L’expression du client à votre propos concerne votre client, pas vous !

Voir aussi :