Développer le féminin et le masculin à parité en soi-même est à la base de tout développement personnel, équilibré et pérenne. Notre société est tellement “masculine” qu’il est impératif de renforcer le féminin et de promouvoir les femmes, dès que cela est possible.
Nous allons expliquer notre position à ce propos.

Féminin et masculin à parité

Le féminin et le masculin sont les deux facettes de l’unité, elles se complètent et se marient, l’une contenant l’autre et réciproquement. Nous allons néanmoins les distinguer presque artificiellement, à des fins “pédagogiques”, même si évidemment, dans l’expérience de chacun, les deux polarité sont intimement mêlées et indissociables.
Saviez-vous pourquoi la symbolique du féminin fait toujours référence à l’amour (… non pas que l’homme ne puisse pas aimer, évidemment, mais les vertus symboliques liées au masculin sont surtout tournées vers l’extérieur et la réalisation par l’action, plus que la relation) ?
Sans doute parce que le féminin de l’être est métaphysiquement le lien entre :
  • L’Origine Incréée
  • Et la Création qui en découle

Ce lien entre le Créateur et sa Création est la faculté Créatrice de cette Source originelle. C’est elle le second personnage de la Trinité fondamentale, symboliquement féminin, qui crée le lien entre les deux autres…

L’Unité de ces trois paramètres du ressort des mondes repose sur sa cohésion interne : le lien féminin !
Il devrait en être de même pour les organisations humaines, depuis la cellule familiale jusqu’aux instances de décision les plus élaborées des organisations tournées vers la performance.
Comme chacun le sait, c’est loin d’être toujours le cas, et le monde en pâtit, qui croule sous le poids de la culture planétaire patriarcale depuis plusieurs millénaires, en attente d’une révolution nécessaire, la profonde révolution du sens et de l’Unité en action…

Se développer, c’est d’abord développer le féminin

Hommes et femmes doivent tous deux développer le féminin et le masculin en eux :

  • masculin : apprendre à réaliser, à construire, à produire, à conquérir… mais ça, on n’a pas trop à se forcer, c’est une telle obsession de notre époque, que c’en est presque devenu une maladie, comme s’il fallait mener un combat contre la vie, pour pouvoir survivre… (lutter contre la vie pour survivre, quelle ineptie quand même !)
  • féminin : apprendre à aimer, aimer la vie d’abord, s’aimer soi-même ensuite et aimer les autres enfin. C’est probablement ce que suggère l’évangile, un des piliers de la culture occidentale : “Aime ton Dieu avant toute chose, et le prochain comme toi-même” (voir à ce propos notre article : Qu’est-ce que l’amour vrai ?). A côté des intégristes refoulés, les êtres de spiritualité authentique ne peuvent qu’être amoureux du féminin et de la Femme, puisque aimer la femme revient symboliquement à aimer l’Amour (mais cela n’a évidemment rien à voir avec “aimer les femmes” ou s’adonner à une sexualité débridée : ce serait top facile, et trop grossier).

Le saviez-vous ?

Selon les traditions Druidiques anciennes, la femme serait le triple symbole vivant de :

  • la pureté et la beauté (la féminité adolescente) : on célèbre alors la beauté du genre humain à travers la splendeur de la femme. C’est l’univers de la voyance pure, de l’aimantation exercée par l’amante, sur l’homme bien sûr, mais aussi sur la nature et ses forces élémentales… (voir la carte de la Force dans le Tarot traditionnel, représentée par une jeune femme ouvrant avec aisance la gueule d’un lion, qui signifie la Grâce avec laquelle la pureté vient à bout des difficultés naturelles).
  • la maternité, la maturité du féminin qui s’exprime à travers le sacrifice de la grossesse et l’amour maternel inépuisable
  • et enfin : “la vieille femme la mort”… Et oui, car la vie s’exprime dans un cycle infini qui inclut la naissance, l’apogée, et la mort (ultime compassion qui soulage des souffrances et offre l’accès à la suite de l’aventure sur un plan sublimé). En ce sens la femme représente la nature, NOTRE PLANETE, mère de l’humanité. A l’instar de la femme, cette planète est porteuse du “mystère”. Toutes les Traditions l’ont vu et chanté à leur manière. Et toutes les décadences ont aussi évidemment pris la femme pour bouc émissaire (l’inquisition catholique a brûlé tellement de pseudo sorcières qu’elle n’a rien a envier aux pires fantasmes des fanatismes d’autres religions). Mais le pompon revient aux matérialistes et pseudo scientifiques, qui défigurent la vie en niant l’âme des choses, et assassinent la planète, au nom de la productivité et du profit absurde… Au-delà des querelles philosophiques, cette forme de masculinité émasculée détruit l’essence même de la vie, au profit de… rien du tout ! C’est de la pure perte.

 

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Nota : Cette “vieille femme la mort” symbolise aussi la sagesse, issue de l’expérience, le pouvoir maîtrisé sur la nature (dans le Tarot symbolique : la pureté de “La Force”(Arcane XI) vit en osmose avec la nature, mais sans la maîtriser, comme le fait plus loin “Le Fou” (Arcane XXII), ultime stade de la libération pleinement réalisée). C’est aussi la femme mémoire du savoir, dans les traditions ancestrales…

“La race est d’abord une !”

Que l’on soit homme ou femme par le sexe, c’est sans importance. Il en va du sexe comme des races : il faut bien être né quelque part ! On ne va quand même pas s’en gargariser toute la vie, ni se créer des problèmes avec ça.

Même quand on est né dans un corps d’homme, la femme est notre mère, notre épouse et notre fille. Finalement, elle est toujours notre SOEUR.

Alors, quand enfin on dépasse le stade barbare de la bestialité (où l’on déteste la différence parce qu’elle nous fait peur et nous renvoie à notre vulnérabilité que l’on tente d’oublier), on ne peut qu’adorer la femme, l’aimer de tout son coeur, et évidemment a minima : la respecter !

  • Elle n’est pas plus une “emmerdeuse”, qu’un objet sexuel, ou une servante pour faire le ménage (même si c’est ce que la culture patriarcale suggère depuis quelques milliers d’années presque dans toutes les civilisations).
  • Elle est l’incarnation de la Déesse mère, la personnification du courant de la vie, la représentante dans le genre humain des courants vitaux de la planète Terre (qui offre une matrice à l’émergence du Vivant !). C’est une fonction à la fois Fondatrice et Essentielle…

Il est d’ailleurs dans la nature essentielle de l’Homme de reconnaître cela et de le Servir de toutes ses Forces (d’où les chevaliers du moyen-âge qui défendaient la veuve et l’opprimé, et se battaient pour l’honneur et la sauvegarde de leur Dame).

Que l’on soit soi-même un homme ou une femme, nous faisons tous partie de cette même humanité, cette grande famille, qui est décadente lorsqu’elle n’honore plus le féminin en ne respectant pas ses femmes. Il est nécessaire de développer le féminin en soi et dans la culture de nos entreprises, si on veut y voir s’épanouir plus d’humanité.

On ne peut pas être “viril”, si on ne respecte pas le féminin

En inde, il y a une une image traditionnelle pour faire comprendre cela : le beurre (qui brûle comme le feu masculin) apparaît progressivement quand on travaille le lait féminin.

Les deux choses s’excluent mutuellement, parce que le masculin procède du féminin De même la virilité authentique se développe chez l’homme ET chez la femme, quand l’individu accepte ses racines et s’ouvre à l’expression de sa féminité…). C’est pourquoi développer le masculin ne se peut que si l’on développe d’abord le féminin. D’abord accepter, ensuite orienter.

Toutes les civilisations, à leur apogée, ont honoré le féminin. Ainsi, les merveilleux cultes culte Marial dans la Chrétienté ou de Quan Yin en chine … Remarquez comme d’un côté à l’autre de la planète, et sans se concerter, l’humanité retrouve les mêmes divinités, les mêmes représentations de l’exhaussement ressenti. La Vierge Marie des antiques Chinois a peut-être les yeux bridés (bien avant la Chrétienté) mais en tous points elle est la même, une femme douce et lumineuse, incarnant la pureté d’une vierge et la compassion infinie d’une Mère aimante. Dans les deux cas, elle pose les pieds sur un dragon ou un démon, qui représentent les forces de l’instinct sublimées sans violence par l’amour. Dès lors la Divinité rayonne, transmutant l’énergie vitale en énergie d’Amour Universel.

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Avant d’être la maman de Jésus, Marie représente fondamentalement notre Terre, “vierge” de toute pensée et pourtant porteuse de l’humanité (son enfant). Et cette entité planétaire est tout amour. L’Amour, le lien d’unité, est sa nature intrinsèque ! C’est à cette Essence la plus haute que le féminin puise ses racines symboliques.

Avant de prétendre agir pour réaliser des choses à l’extérieur (masculin), ne faudrait-il pas déjà poser ses pieds sur terre (féminin) et bien s’y enraciner ?…

Le masculin et le féminin se complètent

Nous avons tous une part d’énergie masculine (Yang) et d’énergie féminine (Yin). Si tout va bien, ces deux pôles alternent et se complètent. En apprenant à identifier ses flux énergétiques, vous serez mieux à même de les orienter et de vous sentir bien, en équilibre.

L’énergie féminine prend sa source dans le masculin et l’énergie masculine trouve ses racines dans le féminin. Ces deux aspects Yin et Yang se trouvent en chacun de nous. Leur symbole l’exprime très joliment : la vague blanche du yang se fond dans le noir du yin pour former un cercle, chacune contenant une partie (un point) de l’autre. Rien n’est donc totalement noir ou totalement blanc.

développer le féminin

C’est ce que nous transmet le symbole universel de la Taï chi, montrant les deux principes enlacés étroitement : yin, principe féminin et du yang, principe masculin. Quel que soit notre sexe, nous avons en chacun de nous une part masculine et une part féminine, chacune porteuse d’énergie et de valeurs différentes et complémentaires, qu’il nous faut développer harmonieusement. Le rapport entre ces deux énergies féminines et masculines peut varier d’une personne à l’autre, et même d’une période de la vie à une autre.

Développer le féminin est une priorité

Le problème en Occident, en cette fin de cycle et en pleine décadence des valeurs d’équilibre, c’est que la caricature du masculin conquérant est sur développée, au détriment du féminin méprisé et atrophié :

  • L’humain fait la guerre à la nature, avec sa pensée matérialiste, ses élevages animaux industriels (appréciez l’ineptie d’accoler ces deux termes !!!), ses laboratoires aux vues principalement financières, son agriculture agressive, ses industries polluantes, ses guerres sales qui détruisent les biotopes à grands coups de bombardements, etc… Tout ça au nom de la souveraine conquête : conquête de l’espace, maîtrise de la météo, contrôle de l’énergie (au nom de laquelle on pille sans retenue toutes les réserves de notre biotope Vita qui a besoin toutes ses composantes en équilibre pour assurer la préservation e la vie, c’est tellement évident !), etc…
  • le féminin est déprécié partout : mépris par les pratiques traditionnelles et la sagesse ancestrale de toutes les civilisations, déni des facultés psychiques subtiles systématiquement moquées dans les médias, en prenant des contre exemples grossiers d’escrocs, ou bien illustrées par des braves gens souvent légers intellectuellement, mépris des femmes évidemment (partout moins payées que les hommes et très largement sous représentées aux postes de pouvoir, sans parler des sévices sexuels ailleurs et ici…). La spiritualité vraie est amalgamée aux religions dépassées ou aux fantaisies new-age, au risque de la discréditer. Tout ce qui est corporel, intime, intérieur, vertical est évité au quotidien pour ne s’adonner qu’à des activités mentales, dans la perspective d’un but horizontal. Même chez la plupart des êtres ayant une intuition spirituelle, chacun mène une vie matérialiste, émaillée de quelques aspirations mal reconnues et mal honorées…Il faut absolument développer le féminin pour équilibrer ce déséquilibre manifeste

Développer le féminin

Comment développer le féminin ? C’est un vaste sujet…

Pour développer le féminin en soi d’abord, il faut développer l’intériorité, la recherche des sensations profondes, l’écoute, et oser nouer des relations authentiques avec empathie. Et puis, il existe des rituels féminins (pour les femmes), qu’elles ignorent : groupes de parole, pratiques méditatives, danses sacrées, cultes rendus à la nature en fonction des lunaisons. C’est très puissant, et si les femmes s’y adonnaient elles recouvriraient une puissance magnétique, qui les rendraient encore plus attractives et fortes. Encore plus sensibles mais aussi bien plus stables émotionnellement !

Le féminin, dans la trilogie métaphysique de l’origine, c’est le lien, la relation entre le Céateur et sa Création.

Développer le féminin, qui n’est pas l’apanage des femmes, dont la féminité malheureusement est souvent aussi sous-développée que chez les hommes, c’est développer le sens de la relation, donc :

  • Le lâcher prise sur la volonté de contrôle et de domination
  • L’accent mis sur le bien-être et sur l’intériorité, plutôt que sur la conquête et l’expansion extérieure
  • Le sens de l’intérêt collectif (le sens de la famille, le regard systémique) et le don de soi. La maman n’a pas l’exclusivité du sacrifice, mais elle offre tout de même son corps pour l’enfantement et une grande partie de sa vie !
  • La sensibilité et l’intuition au sommet, c’est-à-dire la capacité à ressentir l’émotion métaphysique et mystique, tandis que le masculin de l’être capte davantage la vision du Trait Géométrique (encore une fois, il ne s’agit pas ici d’hommes ou de femmes, tant il est vrai qu’il y a des très grands initiés femmes, autant sans doute que d’hommes. Mais ils n’ont pas la même propension à se manifester dans le monde. D’autre part, la culture n’a pas toujours permis aux femmes les mêmes libertés qu’elle accordait aux hommes.)
  • L’expression de la vulnérabilité, et la résilience pour tenir bon dans l’épreuve et se relever après pour accueillir la vie de nouveau
  • L’amour ! N’est-ce pas l’amour qui est l’essence même de la relation ? Répétons encore une fois, pour qui n’aurait pas intégré ce que nous n’avons pas cessé d’écrire à plusieurs reprises dans ce texte, que l’amour n’est pas l’apanage des femmes plus que celui des hommes. La race humaine est d’abord une ! Avant d’être une femme ou un homme, on est d’abord un être humain, équipé de deux polarité complémentaires et non pas handicapé d’une d’entre elles. Donc on a tous un coeur, normalement fait pour être ouvert et pour aimer… à l’infini ! (au sens propre d’aimer l’infini, l’unité sacrée)
  • Et bien sûr : l’acceptation des émotions et l’empathie

Prenons l’exemple des émotions

Les émotions viennent de l’intérieur et elles nous parlent toujours de nos besoins, de notre sensibilité, de notre vulnérabilité… Donc de notre féminité !

  • Celui qui refoule son émotion, perd l’énergie que contient cette émotion, et cela touche les organes en rapport avec cette émotion, c’est comme une amputation de soi : partie d’âme, énergie vitale, organe… Après, évidemment, il s’étonne de se sentir vide, fatigué, manquant d’élan.
  • Ecouter ses émotions, tout comme écouter ses ressentis corporels, c’est cesser d’être dans sa tête, à se croire l’auteur des pensées qui nous traversent. Cela revient à se mettre à l’écoute de l’écoute elle-même, en état de conscience de soi… C’est l’émergence du Féminin. Quelle place accordons-nous au féminin dans nos vies ? Nous exploitons notre propre corps comme s’il s’agissait d’un instrument, alors qu’il faudrait écouter ce qu’il a à dire, plutôt que de se faire violence à soi-même, à partir des fantaisies du mental (qui a décidé par exemple d’escalader un pic ou de traverser le désert, au détriment du bien-être et de l’équilibre corporels). Libération du féminin n’est pas la « libération de la femme » (qui n’a été que la libération du masculin de la femme, mais absolument pas la libération du féminin, ni de la femme ni de l’homme !)
  • Et pas besoin d’aller faire des choses extravagantes, se retrouver devant le grand Canyon pour dire « ah, c’est beau ». Il suffit de prendre son temps et d’écouter sa sensibilité au lieu de l’ignorer et de marcher dessus. Aller plus doucement en toute chose, pour se donner une chance de ressentir : manger plus doucement, oser des plages de temps pour ne faire : RIEN, rester là parfois à contempler simplement sans rien produire, oser « perdre son temps ».

Quel est le problème avec les émotions ?

Les émotions sont l’expression même de la vie et de la vitalité. Quand on ne ressent plus d’émotion : c’est qu’on est mort ! Vivre, c’est s’émouvoir (au sens propre se mettre en mouvement)

Tant d’êtres sont tellement coupés de leurs émotions, qu’ils ne peuvent même plus les ressentir. Alors ils recherchent des substituts violents pour se sentir en vie, comme des activités dangereuses, ou des addictions extrêmes, afin de se sentir enfin « vibrer » un peu… en fait, c’est un privilège de ressentir de la colère, de la peur ou de la tristesse. Si vous ne ressentez pas d’émotions, vous êtes handicapé, vous vivez une sous-vie, tel un zombie.

Le problème, c’est que les émotions sont généralement super mal gérées : soit on se laisse déborder, soit on les réprime dans leur expression (ou les refoule dans l’inconscient, ce qui est encore pire). Du coup, on est tous victimes de véritables hémorragies d’énergie, à cause des émotions. Il ne sert à rien de mettre du vital dans sa journée le matin, si c’est pour tout perdre en déversant tout à côté de la cible, à cause des émotions.

Que faut-il faire avec les émotions ?

Surtout : RIEN. Juste les accueillir, presque avec dévotion. On doit écouter le message qu’elles apportent. Elles sont un guide (comme un GPS) pour repérer quelles situations génèrent des pensées inadéquates avec ce que nous sommes profondément. On ne doit donc pas chercher à s’en débarrasser au plus vite, mais au contraire à le vivre pleinement, sans chercher le moins du monde à contrôler ou retenir l’intensité du ressenti (en revanche il faut canaliser l’expression : des crises de panique, des pleurs incessants, des explosions de colère n’amènent rien de bon, au contraire). Pour faire simple, après avoir défini ce qu’est une émotion et avoir compris ce qu’il y a dessous, nous verrons qu’il y a deux choses à faire avec les émotions :

  • Accueil YIN : Les accueillir en tant que processus vital
  • Discrimination lucide (Yang) : Ne pas s’identifier au contenu des pensées qui les suscitent (sinon c’est le cercle infernal d’auto-confirmation et auto-renforcement qui se met en place…toujours plus de la même émotions, boucles répétitives inconscientes)

Donc, ici, développer le féminin, commence avec l’accueil des émotions, parce que ça c’est le monde du féminin, de l’intériorité…

Quand la vie frappe à notre porte !

Ecouter les émotions, sans les interpréter, c’est aimer la vie. Il faut du courage, un peu. Il faut surtout de l’amour, l’amour de la vie. Pas l’amour du cosmos ou de je ne sais quelle abstraction respectable. Juste l’amour de la vie, qui se manifeste maintenant, par moi et en moi (si on peut dire qu’il y ait un “moi” quelque part).

L’émotion nous cherche, depuis notre enfance. Et souvent, depuis notre enfance, nous la fuyons. Mais sous une forme récurrente propre à la structure caractérielle qui a forgé notre personnalité (une récurrence de jalousie, d’angoisse, de rancune, de mélancolie, de désespoir, de rage, de dégoût, de honte, de nostalgie, d’amertume, d’optimisme, de courage, de bonne humeur, etc…) c’est la vie qui nous cherche, qui cherche à se donner à nous, à se manifester en nous…

L’émotion est toujours l’expression d’un refus

Quand on se met à l’écoute des émotions, on est mis en contact avec nos refus.

Et écouter un refus, c’est déjà un premier pas vers l’acceptation : j’accepte le refus, en le constatant, en constatant ses effets. Après le refus cesse progressivement, tandis que la contraction se défait. Mais il n’y a pas besoin de détendre ou de relaxer quoi que ce soit. Il suffit d’écouter la tension corporelle, d’accueillir la contraction. D’elle-même, cette dynamique va se dissoudre, en révélant son histoire.

Mais il n’y a pas à se raconter d’histoire à propos de ces histoires.

  • Des histoires, il est normal qu’il y en ait.
  • Quelle importance et quel intérêt ?
  • On voit l’histoire, comme détaché d’elle, tout en étant pleinement associé au vécu intime de l’instant présent

Ecouter, c’est guérir

Par l’écoute de l’émotion, le refus est vu.

Et tandis que le refus capitule, est vue aussi son inutilité.

Il n’y avait pas besoin de refuser, parce qu’il n’y avait finalement rien à craindre.

J’ai craint par manque de lucidité et de perspective. Parce que je me suis pris pour une réduction de moi-même, qui serait limitée et vulnérable, tandis que je vois petit à petit de mieux en mieux que je suis la vie elle-même, certes sensible et vulnérable, mais indestructible.

De quoi aurait besoin d’avoir peur la vie, elle qui est tout ?

  • D’elle-même ? Absurde. On ne peut avoir peur que de l’altérité, dans une perspective de limite et de séparation.
  • Mais si je suis Tout, il n’y a pas de limite, pas à proprement parler d’autre. Je n’ai rien à craindre. Je ne suis qu’unité, amour, acceptation, écoute. Et rien n’est figé, tout se transforme.

Et l’écoute de la manifestation nous forge, nous densifie dans l’ouverture. L’ouverture au Tout Autre, au Tout Autre que je suis, finalement. Que serais-je d’autre ? Que puis-je être d’autre, puisqu’Il est Tout ? Quelle arrogance de se croire ceci ou cela…

Au-delà de la dualité apparente, il y a l’Unité que je suis, parce que je ne puis être qu’Elle (ou “Lui” comme on dit dans nos Traditions).

Développer le féminin pour un leadership équilibré

  • Un leader authentique se doit d’offrir un leadership « complet », au lieu de n’être que la moitié de soi-même, et de ne jouer toujours que sur un seul registre (comme une pirogue où on ne ramerait que d’un seul côté… elle tournerait en rond sur elle-même, en cercle vicieux). Pour développer le féminin, une phase d’introspection est ce qui peut inspirer et conduire à l’action alignée : phase d’intériorité et de fertilisation, montée de l’inspiration et du désir, puis lâcher-prise et mise en mouvement à travers l’action juste.
  • Deux questions se posent aux leaders, qui devraient susciter des vocations chez les coachs, hommes ou femmes :
    • Que faire pour travailler l’énergie féminine : l’accueil, l’ouverture, l’intuition, la non-action (forme d’action de se laisser inspirer), le non-agir, la gestation, la fertilité, le désir, le lien, l’émotion, le sacré, la douceur…) ?
    • Comment laisser plus de place aux femmes, puisqu’il est urgent de leur donner du pouvoir et de les écouter davantage dans les entreprises ?

Quelques pratiques simples pour développer le féminin

  • amener l’harmonie
  • mieux accepter les autres (points de vue/idées, façon d’être, émotions…)
  • être plus/mieux présent à l’autre
  • amener l’harmonie
  • mieux accepter les autres (points de vue/idées, façon d’être, émotions…)
  • être plus/mieux présent à l’autre

Pour se relier à l’environnement et se sentir faire partie du tout, voici 4 exemples de pratiques minuscules :

  • Regarder un peu en l’air est e mettre ainsi au spectacle de la beauté, qui révèle la beauté dans notre regard

développer le féminin

  • S’éveiller à l’énergie Yang du matin, par des routines matinales et pratiques énergétiques. Ouvrir sa fenêtre, si vous n’avez pas la chance d’habiter dans un marécage comme notre ami chinois, et accueillir la vitalité en soi, et caresser l’énergie par des mouvements lents et conscients. Voir à ce sujet notre article sur les effets du Qi Gong

développer le féminin

  • Pratiquer une activité artistique, méditer, ou tout simplement déambuler sans autre objectif que de contempler…

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  • Et enfin, simplement accepter qu’il y ait des périodes de repos, de passage à vide, au lieu de toujours vouloir se remplir d’agitation…

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Quelques mots clés proposés par le club de coachs NRGY

Féminité Sacrée => lien, relationnel, émotionnel, rêveur, fluide, coopératif, douceur, sensibilité, accueil, harmonie, voit le sens, flexible (rondeur, souplesse), décadre, global, puissance, lâche prise, projets, protège, fragilité, doute, ressent, intuitive, collective, partage ses ressentis, mes des mots sur ses ressentis, Ecoute, Intuition, Capacité à saisir l’invisible, Douceur, Bienveillance, Capacité de lien et de médiation, Relationnel, Courage dans la décision, Idéation: avoir des idées, Co-construction, Séduction, Ouverture

Masculinité Sacré => s’oppose, combat, résultat, détail, robuste/rigide, concentré, réflexif, mental, pouvoir, contrôlant,
domine, évince, décide, certitude, agit, réfléchit, individuel, garde ses ressentis, verbalise avec difficultés ses ressentis (passe à l’action), Affirmation, Action Conquête Décision Rayonnement, charisme facial Extérieur Orientation résultat Engagement Contrôle Force Humour, jeu

développer le féminin sacré

 

Comment se formulent les demandes de nos clients de développer leur côté féminin ?

  • “L’équipe me dit que je n’ai pas assez confiance en eux, et je suis trop dans le contrôle”
  • “Je veux affirmer ma légitimité de chef en étant dur, directif, en imposant ma manière de faire”
  • “comment accepter ma vulnérabilité, être protecteur de mon équipe sans me sentir moins boss”
  • “M’ouvrir aux autres , à des cadres de références différents”
  • “Trancher , aborder des situations difficiles, conflictuelles ( courage managérial…)”
  • “Mettre de la rondeur , de la souplesse dans ma communication”

Qui a besoin de développer le féminin ?

Tous ceux qui ont besoin de :

  • Accepter et écouter ses émotions, les exprimer
  • Affirmer sa confiance en soi
  • Les gens coupés de leur corps, de leurs sensations
  • Les gens non bienveillants vis-à-vis d’eux même (parfois les sur perfectionnistes)
  • Ceux qui veulent prouver, montrer aux autres
  • Ceux qui se font d’eux-mêmes une image masculine caricaturale (montrer mon égo, hyper focus résultat au détriment de tout le reste…)
  • Développer le bien être
  • Amener l’harmonie
  • Mieux accepter les autres (points de vue/idées, façon d’être, émotions…)
  • être plus/mieux présent à l’autre

Une fable pour sourire ensemble, avant de partir ?

Voici une fable du célèbre et truculent Nasr Eddin, un des champions de la tradition soufie.

On aimait bien embarrasser Nasr Eddin avec des questions oiseuses, ou carrément impossibles à trancher. Un jour, on lui demande :-

“Nasr Eddin, toi qui est versé dans les sciences et les mystères, dis-nous quel est le plus utile, du soleil ou de la lune”.

Voici quelle fut sa réponse :

– “La lune, sans aucun doute… Elle éclaire quand il fait nuit alors que ce stupide soleil luit quand il fait jour.”

développement de la conscience : développer le féminin