Qu’est-ce que le bavardage mental ? Comment rester concentré, sans se disperser dans du bavardage mental ?

Dans les grandes villes, on rencontre parfois des personnes manifestement un peu perdues, qui parlent toutes seules, ou pensent à haute voix tout en marchant…

C’est surprenant, mais si on se met un tant soit peu à l’écoute de ce qui se passe à l’intérieur de soi-même, on sera peut-être surpris également d’entendre notre pensée qui s’exprime comme au travers de notre « voix mentale ».

C’est comme une voix intérieure qui commente sans cesse tout ce que nous vivons.

Une belle économie d’énergie

Les spécialistes de la méditation prétendent qu’on peut parvenir à calmer le mental, jusqu’à faire taire cette voix, qui bavarde sans cesse.

Essayez de rester en silence, ne serait-ce qu’une minute, et comptez le nombre de pensées différentes qui jaillissent en vous. Multipliez ce nombre par le nombre de minutes qu’il y a en une journée et vous réaliserez que sur 12 ou 15 heures de veille, nous émettons des dizaines de milliers de pensées !.

Limiter le nombre de ces pensées, qui sont souvent sans intérêt et parfois très néfastes, représenterait une économie d’énergie colossale et un gain de disponibilité très appréciable…

Faire taire le bavardage mental

Faire complètement taire ce bavardage mental dépasse largement le propos de ce chapitre, dont la seule intention est d’indiquer qu’il serait bon, à minima, de neutraliser autant que faire se peut les émotions induites par ces pensées incessantes, surtout celles qui sont particulièrement « parasites » (il ne va pas y arriver ; je vais être en retard ; mince je suis tellement distrait que j’ai encore oublié mes lunettes ; je suis sûr qu’il n’y aura plus de place, etc…).

Se concentrer sur l’essentiel, se concentrer sur une seule pensée à la fois, fixer celle-ci sur le corps et en particulier la respiration, sont des pratiques très simples et pas du tout exotiques : même un manager d’entreprise (donc une personne « sérieuse ») pourrait en faire l’expérience sans y perdre son âme ! Si ce sujet vous intéresse, nous vous recommandons la lecture d’un très bon livre sur le sujet : « the Inner Game of Work » de Thimothy Gallwey- en cours de réédition en français.

Exemple d’application pratique

Sur une journée, notez combien de fois, vous avez recours à des plaintes, reproches ou justification, même tout petits :

  • Excuse-moi, je suis en retard…  « J’ai eu un problème avec mon ordinateur, que j’ai dû réinitialiser parce que, etc… », ou du genre « il y avait un monde fou dans le métro, et du coup j’ai dû etc… »
  • « Oh ! Zut, le vent a encore fait tomber ce truc ! », ou bien « Mince, j’ai encore mal à la tête ce matin, c’est pénible… », ou encore « Et regarde moi celui-là qui s’arrête en double file, il ne voit pas qu’il gène tout le monde ? », …
  • « Eh, tu pourrais faire un peu plus attention ! », « Je t’attends depuis 10 minutes, tu ne devais pas m’appeler à 17h ? », « Oh, je t’avais demandé de me prévenir quand le programme commençait !…à cause de toi, j’ai raté le début. »

Une journée sans bavardage mental

Si vous y réfléchissez bien, combien d’énergie pourriez-vous économiser en évitant tous ces petits jeux inutiles ? Combien de relations éviteriez-vous d’abîmer, et en particulier celles avec les proches que vous aimez le plus ? Inversement, la gratitude est un exemple de processus positif (voir principe N°3), que l’on peut choisir de nourrir. Est-il plus pertinent ? C’est une question de point de vue. En tous cas, il rend certainement plus heureux, puisqu’il entretient des émotions positives et oriente l’énergie vers plus de satisfaction mutuelle.

Renoncer à exercer du contrôle sur le comportement des autres, accepter qu’ils expriment leurs qualités profondes et s’évertuer à faire de même, est une option beaucoup plus gratifiante et efficiente que de chercher à « manipuler » pour tenter d’influencer…

Ne pas chercher davantage à se conformer à ce qui est supposé plaire aux autres, est un exercice de chaque instant pour rester fidèle à qui nous sommes, chacun individuellement.

Voir à ce propos cet article sur les pensées toxiques