En cette veille de Noël, les messages d’amour se multiplient tout autour de vous. N’est-ce pas l’occasion de réfléchir à ce que ce mot représente pour chacun de nous ?

L’ amour est ce lien qui déborde les frontières artificielles que créent nos représentations mentales.

Nous ne parlons pas de  l’amour considéré d’une manière restrictive dans le sens affectif ou amoureux, mais de l’amour dans le sens plus large et universel de lien d’ « Unité ».

Comment un leader peut-il accepter l’autre comme faisant partie du même « Tout » auquel il appartient lui-même, l’appréciant dans sa différence d’une manière inconditionnelle, mais ne tolérant pas pour autant n’importe quel comportement (qui sortirait par exemple du contrat d’objectifs et de moyens qui relie l’équipe socialement) ? Le management n’a rien à voir avec des attaches affectives, mais il ne trouvera aucune efficacité à défaut de ce lien d’unité, qui porte ce beau nom d’ amour.

L’ amour n’aurait pas sa place dans l’entreprise ?

Vous trouvez le mot trop fort pour du management ? Mais qu’est-ce que le management, si ce n’est des relations ? Et la relation, c’est quoi dans le fond ? Ce ne sont que nos représentations mentales qui classent les unes dans le registre privé et les autres dans le registre public. Et le monde professionnel, qui est manifestement public, n’implique-t-il pas toute la personne, y compris donc : d’une manière intime  ?

Qu’un manager évite les confusions de genre, en s’abstenant d’entretenir des relations trop familières avec son équipe est une sage précaution, mais pour autant : pour quelles raisons l’amour (dans le sens large que nous proposons ici) devrait-il être exclus du management ?

Sans amour, le management n’est rien !

Nous ne prétendons pas clore ce débat, mais reconnaissons en tous cas, que le management ne devrait rien avoir à faire avec son contraire qu’on voit beaucoup actuellement : pression, indisponibilité, mépris, harcèlement… Ce n’est  même plus du management, mais plutôt une manière de rater sa vie en pourrissant celle des autres.

Au contraire, qu’est-ce qu’apporterait de plus le fait de cultiver un lien amical envers les autres (sans être naïf et sans confusion de genres dans les relations) ? Percevoir ce courant amical, sous jacent aux situations et aux personnes, peut véritablement réenchanter le quotidien du management. Cela n’empêche pas de savoir dire non, de confronter, de recadrer, voire de sanctionner..

Nous croyons qu’on peut être un manager encore plus efficace si on cultive la douceur, et la présence à l’autre avec la chaleur du cœur… mais n’est-ce pas à chacun de faire ses choix ?